Silence, on tourne. Robert Guédiguian et Laurent Tuel tournent chacun de leur côté cet été, des films avec l’Arménie et les Arméniens en ligne de mire

par | mardi 19 août 2008 | Non classé

« L’Armée du Crime » pour Robert Gudédiguian avec Ariane Ascaride et Simon Abkarian met en scène le Groupe Manouchian.
« Le Premier Cercle » pour Laurent Tuel avec Jean Reno et Vahina Giocante met en scène la mafia arménienne.

Jean Reno en parrain arménien

Après « Jean-Philippe », Laurent Tuel, offre un rôle dramatique à la star des « Visiteurs ». Il le dirige dans « le Premier Cercle », un film noir mêlant amour et action.

En traitant du milieu des mafieux arméniens, « très influents au Liban, à Los Angeles et à Toronto, mais que l’on connaît peu » , le réalisateur a accentué la dramaturgie du scénario. « Ils forment un clan fermé, ne fréquentent pas la pègre, donc ne peuvent pas être trahis, sauf à l’intérieur de la famille. » C’est Jena Reno qui incarne Milo Malakian, le parrain arménien de la Côte. A ses côtés on reconnaîtra Gaspard Ulliel, Vahina Giocante et Sami Bouajila.

« Avec ce film, explique Laurent Tuel, je voulais reprendre le principe d’une tragédie antique dans le monde actuel, une sorte de Roméo et Juliette dans la modernité. Et pour exacerber cette histoire, il n’y avait rien de mieux que le milieu des gangsters et des flics. Ce sera un film avec de l’action mais aussi une histoire d’amour forte. L’autre thème qui m’intéressait, c’est l’opposition entre un père et son fils. »

« Depuis Léon (NDLR : de Luc Besson), je rêvais d’un rôle dramatique puissant pour Jean. Il a une dimension émouvante et complexe qu’on n’avait pas encore dévoilée. ». Jean Reno aborde un autre style de malfrat. « Très dur, très sombre. Un rôle vraiment fort. » « On a fait beaucoup de films de truands, mais celui-là, c’est vraiment un écrin », s’enthousiasme la star, qui dit s’être un peu inspirée « d’un grand ami arménien ». Coproduit par Alain Terzian (lui aussi d’origine arménienne) pour un budget moyen mais confortable, « le Premier Cercle » sortira le 11 mars 2009.
(avec Le Parisien)

L’Armée du Crime

Après « Lady Jane » sorti en salle le 9 avril dernier, Robert Guédiguian tourne cet été à Paris « l’Armée du crime » , un film consacré aux Résistants du Groupe Manouchian,

« L’Armée du crime » , qui sera son seizième long métrage -et son premier film d’époque- revient sur le sort des Résistants, membres du réseau communiste des FTP-MOI parisiens (Francs-Tireurs et Partisans – Main d’Oeuvre Immigrée), également appelés Groupe Manouchian, du nom de leur leader, l’ouvrier et poète d’origine arménienne, Missak Manouchian.

Arrêtés avec le concours de la police française, les 22 hommes de ce réseau sont condamnés à mort, et exécutés le 22 février 1944 au Mont Valérien -la seule femme sera décapitée en mai.

La propagande nazie les présente alors comme « l’armée du crime » sur une fameuse « Affiche rouge » placardée sur les murs de Paris. Mais, loin de se réjouir de leur condamnation, la population admire et respecte ces étrangers morts pour la France, qui entrent dans la légende.

Côté distribution, on retrouvera quelques acteurs fétiches de Guédiguian, la « famille » Guédiguian, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin ou Yann Tregouët ainsi que, dans le rôle de Missak Manouchian, Simon Abkarian. Des comédiens venus d’autres horizons seront également au générique : Robinson Stévenin, Grégoire Leprince-Ringuet, Virginie Ledoyen, Lola Naymark et Adrien Jolivet.

Pour l’écriture de « L’Armée du crime » , dont le tournage se déroulera à Paris entre mi-juin et mi-septembre 2008, avec un budget de 9,2 millions d’euros, Robert Guédiguian s’est adjoint les services de Gilles Taurand (complice de Ruiz et Téchiné, qui avait déjà travaillé sur « Le Promeneur du champ de Mars » ). Le réalisateur Serge Le Péron, auteur notamment d’un film portant sur un autre sujet sensible, « J’ai vu tuer Ben Barka » , avec, déjà, Simon Abkarian dans le rôle de l’opposant marocain, est également aux cotés de Robert Guédiguian.

On doit également à Robert Guédiguian « Marius et Jeannette », « La ville est tranquille », « Marie-Jo et ses 2 amours », « Le Promeneur du Champ de Mars », « Le Voyage en Arménie », « Lady Jane »…

Les groupes de Manouchian accomplirent près de trente opérations contre les nazis en plein Paris, d’août à la mi-novembre 1943.

Aragon en avait fait un poème, Férré l’avait mis en musique….

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